La mesure d'impact social

La Recherche & Développement sociale a été positionnée à deux niveaux

dans le cadre du programme 100 % transition. 

Premier niveau 

Le premier niveau est la compréhension des effets générés par le programme 100% transition, sur l’ensemble des parties prenantes, soit les jeunes bénéficiaires, mais aussi les acteurs du consortium et les partenaires.

 

La bonne compréhension de l’impact du programme doit permettre d’évaluer l’adéquation entre la promesse du programme et sa réelle capacité de transformation.

 

Ce faisant, ce travail de mesure d’impact permet de réaliser des retours qualifiés sur l’ensemble du processus et d’évaluer sa pertinence, mais aussi ses limites. Il s’agit ici tout autant de documenter des résultats « objectivables » (confiance en soi, degré de remobilisation, intégration dans un parcours de formation ou dans l’emploi…) que de repérer chemin faisant des éléments d’amélioration du programme, tant sur la partie ingénierie pédagogique, que sur le cadre proposé (temporalité, support par le service civique, lien avec les acteurs de la formation professionnelle…).

 

Ce travail d’impact est mené à partir d’une méthodologie robuste et exigeante faite de questionnaires et de collecte de données quantitatives, secondé par un travail d’analyse qualitative auprès des jeunes assuré par une chercheuse du laboratoire CEREQ. 

À ce stade, nous disposons de premiers retours sur l’itération 1 qui nécessitent d’être encore consolidées. Néanmoins, ces éléments permettent d’asseoir un certain nombre d’hypothèses :

Hypothèse 1

Les jeunes disposent de capacités et ressources disponibles, issues de leur expérience de vie qu’ils peuvent activer, à partir du moment où ces ressources sont reconnues et objectivées comme telles. Ces ressources doivent être décorrélées de l’acquisition d’un diplôme scolaire ou universitaire. Elles peuvent être mises au service de l’engagement dans les défis écologiques et sociaux. 

 

Hypothèse 2

La (ré)activation de ces ressources implique, notamment pour les jeunes sans diplôme et sans qualification, un parcours spécifique, qui permet de recréer de la confiance en soi, et de (re)construire un projet de vie. Ces ressources peuvent être objectivées au travers d’outils comme la grille RECTEC. En l’orientant autour des enjeux de la transition écologique et sociale, ce parcours permet aussi de favoriser une prise de conscience et d’aiguiser un esprit critique.

 

Hypothèse 3

il est important que les jeunes puissent accorder leur projet de vie avec le projet de société dans lequel ils vivent. Il est décisif que les ressources qu’ils activent entrent en cohérence avec les emplois offerts et leur sens. Le sentiment que la Société actuelle ne va pas dans la « bonne direction » s’alimente à mesure que ces ressources sont à la fois non reconnues comme créatrices de valeurs mais aussi non intégrées dans des cadres professionnels.  

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